Les répliques
SDF : 433 morts en 2018

20/12/2018

Publié initialement le 20/12/2018
Mise à jour le 3/01/2019

L'an dernier en France, au moins 403 SDF seraient morts dans la rue selon le collectif "Les morts de la rue" qui dévoilent chaque année une liste de décès de personnes qui ont vécu un moment ou l'autre à la rue.

Selon le collectif toujours, l'année 2018 s'est achevée avec le chiffre terrifiant de 433 SDF décédés dans les rues de France.

Comment ne pas s'émouvoir face à ce terrible constat ? Malgré les promesses d'un président jupitérien en 2017, rien n'a vraiment changé. Au contraire, la situation s'est empirée.


48.4 ans serait l'âge moyen des personnes qui décèdent dans la rue en France en 2018. Il était de 49 ans en 2017. La plus jeune victime cette année avait 16 ans. Un jeune adolescant mort à Clermont Ferrand. En 2017, la plus jeune victime avait seulement 2 mois !

Une liste disponible en cliquant ici et mise à jour quasiment en temps réel en fonction des informations obtenues. "Il s'agit des décès qui nous ont été communiqués", précise le site. 

"Leur mort est un scandale qui doit interpeller chacun à un niveau personnel comme collectif, et quelles que soient nos appartenances politiques ou religieuses" ajoute le collectif.

Cette année, la victime la plus âgée avait 80 ans selon la liste. En 2017, elle avait 81 ans.

Des chiffres glaçants à la fois désolants et consternants. Comment se fait-il encore que l'on puisse encore mourir dans la rue dans un pays qui est censé être la 6 ème puissance mondiale?

Sur twitter, la fondation de l'armée du salut tire la sonnette d'alarme :



L'hiver dernier,  Julien Denormandie, secrétaire d'État auprès du ministre de la Cohésion des territoires, affirmait au micro de RTL que "13.000 places d'hébergement d'urgence" supplémentaires allaient être mises en place. 

Cela n'a pas pourtant empêché les plus de 140 000 SDF visibles partout en France et les 433 de mourir depuis le 1er janvier.

Le président de la République Emmanuel Macron avait promis l'an passé  : "Je ne veux plus, d’ici la fin de l’année, avoir des hommes et des femmes dans la rue, dans les bois ou perdus" déclarait-il le 27 juillet 2017.

Une promesse, qui en cette fin d'année et face à ce terrible constat, continue à résonner. Les promesses sont une chose, les actes en sont une autre.

Les Répliques 
 
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Commentaires (1)
1. Dominique DIPAMA le 03/01/2019 10:56
C''est effrayant, ça ! Revoyez la première phrase du troisième paragraphe, celle-ci: ''''Comment ne pas rester insensible face à ce terrible constat ?'''' La négation ne semble pas appropriée ici. Merci.
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