Les répliques
L’enfer des quartiers assiégés d’Alep raconté par une fillette

03/10/2016

Alep Bashar al-assad Guerre Syrie

Par Luc Vinogradoff.

 

Revue de presse.

La partie Est de la ville d’Alep contrôlée par les groupes rebelles syriens est assiégée, depuis près de trois mois, par l’armée  de Damas et la Russie. Le cessez-le-feu qui avait permis d'y instaurer quelques jours de calme est parti en fumée il y a une dizaine de jours. Depuis, les bombardements ont repris, faisant de cette zone où habitent près de 250 000 civils un "enfer sur terre qu'aucun humain ne devrait avoir à supporter", selon l’ONU. Les hôpitaux sont sciemment détruits aux barils d'explosif, à tel point que « le système de santé » d’Alep « est presque réduit à néant ».

Comment raconter au monde  extérieur l’horreur quotidienne de la vie à Alep, quand la ville est hors de portée de l’immense majorité des médias internationaux ? Des correspondants locaux, amateurs et professionnels formés sur le tas, documentent la guerre autant que possible. Karam Al-Masri, photojournaliste pour l'AFP, a raconté sa vie dans la deuxième ville syrienne depuis le début de la révolution en 2011, la mort de sa famille et les jours faits de "fuite constante" :

"Les massacres et les bombardements, c’est devenu habituel, tout comme les images des enfants sous les décombres, des blessés, les corps déchiquetés."

"Bombe, bombe, bombe"

ONG et activistes tentent de monter des opérations pour alerter l’opinion mondiale, par exemple en surfant sur un phénomène de mode occidental. Une autre façon de faire comprendre ce qui se passe à Alep consiste à utiliser les mêmes artifices que n’importe qui ayant une vie « normale ». Et pour rendre le propos encore plus percutant, de documenter son quotidien dans la ville dévastée en adoptant le point de vue d’un enfant qui subit la guerre quasiment depuis le début de sa courte vie.
 
Depuis le 24 septembre, @alabedbana  un compte au nom de Bana Al-Abed, une fillette de 7 ans, diffuse messages de 140 caractères et petites vidéos filmées dans l’appartement familial, avec le bruit régulier des bombes en fond sonore.

"J'ai besoin de paix."
 


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Source : LeMonde.fr


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