Les répliques
Acte XI : nouvelles violences policières

27/01/2019

Hier place de la Bastille, l'une des figures nationales des gilets jaunes Jérôme Rodrigues recevait un tir de projectile dans l'oeil droit vraisemblablement. Le tir provenait des forces de l'ordre. 

Il a été blessé alors qu'il se trouvait face aux CRS, et au moment même où il était en train de filmer en direct sur son compte Facebook l'arrivée du cortège des gilets jaunes sur la place, sans faire manifestement preuve de violence.

La mobilisation a rassemblé un peu plus de 20 000 personnes à travers toute la France selon le ministère de l'Intérieur. 



La préfecture de police a annoncé avoir saisi l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) après la blessure de Jérôme Rodrigues proche d'Eric Drouet autre figure médiatique du mouvement.

La blessure serait due à une grenade de desencerclement selon la police. D'autres sources évoquent cependant un tir de flasball comme cet article sur le site Mediapart.

Interrogé aujourd'hui par BFMTV, Jérôme Rodrigues affirme avoir été la cible d'un tir de flashball de type LBD. 
 

Acte XI : nouvelles violences policières


La scène filmée en direct par Jérôme Rodrigues lui-même juste avant qu’il prenne le tir dans l’oeil et qu'il s'écroule :
 

Acte XI : nouvelles violences policières


Plus tard dans la soirée depuis l'hôpital où il a été pris en charge, Jérome Rodriguez annonçait qu'il allait perdre son oeil : "je vais perdre mon oeil.."
 


Le témoignage d’un touriste Italien qui passait place de la Bastille :

"On dit que nous avons un gouvernement fasciste, mais c’est vous qui l’avez ! Vous, vous n'avez rien fait ! Macron c'est la répression !".
 

Acte XI : nouvelles violences policières


À Montpellier, quatre militaires en permission qui sortaient d’un restaurant pour aller en boite de nuit ont été visé par 3 tirs de flashball. L’un d’entre eux a été grièvement touché à la tête :
 

Acte XI : nouvelles violences policières


Le bilan des violences policières est lourd depuis le début de la mobilisation des gilets jaunes.

Les forces de l'ordre sont responsables de la mort d'une personne à Marseille, Zineb Redouane, ayant reçu un tir de grenade en pleine tête depuis la fenêtre de son appartement. D'une quinzaine de personnes éborgnées et de nombreux autres blessés graves : mâchoires ou jambes cassées, mains arrachées.

On estime à plus de 2 000 personnes le nombre de blessés sur tout le territoire depuis octobre dernier et l'acte 1.

Mais il y a quelques jours encore Christophe Castaner déclarait : "Moi, je ne connais aucun policier, aucun gendarme, qui ait attaqué des Gilets jaunes".


Les Répliques 



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